Pas de train
La Boca, toujours couleurs Le train ? Vous n’y pensez pas !
Nous allions prendre le train… C’est sans compter sur l’obstination de Lola. Elle estime que nous serions en danger, qu’il y a des voleurs, et des violents qui nous prendraient tout. Quelle renommée pour les trains argentins. Bravo ! Lola n’a JAMAIS pris le train. En observant les voyageurs qui montant dans une voiture de la rame à l’arrêt à City Bel, on constate que ce sont des gens « comme vous et moi ». ais vboilà
Le 129 arrive dans un temps record et nos tickets en main, nous sommes acceptés ! Une heure plus tard nous retrouvons l’activité bruyante de la cité. Un petit tour à la Boca et pique nique sur une série de marches. On retrouve ce quartier fait de bric et de broc, multicolore qui vibre sous les accents du tango. Parfois avec exagération. Tel cet établissement qui tonitrue par baffles interposées. Comme partout, le laxisme règne : On retire les parasols mais on laisse à terre les bases en béton. Un sac devant et on ne voit pas à ses pieds, une invitation à regarder « là bas » et c’est la chute. Rien dans l’immédiat, mais un traumatisme au genou d’Agnès qui s’en plaindra durant toute la
journée.
la nature
Le bassin en eau dormante pue la pourriture. Les miasmes offusquent notre odorat ! Quelques déchets flottent. L’eau est noire, presque sirupeuse. Bain de bactéries. Passons. Le vent balaie tout ça. Le matériel portuaire est laissé à l’abandon. Fers rouillés, carreaux absents. On sait cependant que le port moderne en eau profonde se situe plus loin vers l’Atlantique. A travers cette observation on peut supposer que les forces économiques ontr encore à choisir entre l’essentiel et l’accessoire ! Les rues sont alternativement macadamisées, pavées, avec des différences de niveau. La place où nous sommes doit être sur pilotis. Elle vibre à chaque passage d’un ensemble lourd et il en passe des camions et des semis.
Au fil des rues
Nous sommes abordés par des rabatteurs. Chacun a un petit papier à nous donner. Entrez ici ! arrêtez-vous là. Nombreuses sollicitations. Une galerie commerciale nous tente. Tout y est, textiles, articles de fantaisie… Comme un automate, un couple danse, qu’il y ait du public, comme ce petit groupe de jeunes enfants, ou… personne. Au passage nous nous faisons photographier, Bernard et moi, avec un « Maradona » plus vrai que son modèle (10 Pesos chacun).
Courrier privé
Nous découvrons des cartes Postales, dont des reproductions de Guy Segui, le peintre argentin qui a fait une fresque sur la rue Thiers à Boulogne. Comme je pense à mes amis je prends aussi deux timbres. Ce sont des « DHL ». Peut-on, lorsqu’elles sont écrites, jeter les cartes dans une boite quelconque ? Non, un imprimé qui m’est remis donne l’emplacement de l’unique boite aux lettres de la compagnie. Une par ville. Si c’est ça la privatisation, on aura du souci à se faire pour envoyer nos cartes (mais dans quel pays ?). Et j’ignore le sort réservé aux courriers exogènes : le timbre « A » dans la boite ‘B » : « Comment ça marche ? ».
Café Tortoni
L’institution est toujours là, depuis 1848 ; Toujours aussi vivante et fréquentée. Le soir on y fait Tango. Le jour, la très grande salle en front de rue est dans ses bois exotiques, sombres, éclairée par des lampes Tiffani ou des plafonniers. Les garçons en tenue sont efficaces et serviables. Une manifestation passe dans la rue. La routine quoi ! Puis c’est le moment de revenir à la Plata. Un bus aussitôt.
Le soir
Nous sommes chez les parents d’Ignacio. Moment agréable, conversations autour de la table familiale très agrandie. Et Natalia, Ignacio au violon, Gabriel à la contrebasse, Santiago au bandonéon, et Edgardo au piano nous offrent trois tangos géniaux. No us puisons vraiment aux sources.
A SUIVRE
