LE CALME PLAT

Le calme plat… Pour l’avenir de la musique en Europe, il faudra compter sur l’aide de Dieu.
Le calme plat

Pour l’avenir de la musique en Europe, il faudra compter sur l’aide de Dieu.

Nous manquons terriblement d’originalité et d’inventivité, de réponse, d’enthousiasme lorsque nous réfléchissons à l’avenir. Une issue se présente alors à nous, celle de l’éparpillement, alors que nous avons besoin de nous concentrer (écouter ne veut pas dire entendre).

Aussi, j’aimerais réagir à ce qui fait de nous des auditeurs du pluriel de la musique plus que des personnes à l’écoute d’une identité (au singulier) riche pour l’imagination.

Nous acceptons de phénomènes sensationnels, voire extraordinaires, qu’ils nous éblouissent, nous satisfassent instantanément, sans reconnaître par là un goût naissant pour un objet particulier. Le phénomène peut être incompréhensible, il ne nous dérange pas. Mais ce mur infranchissable dû à l’éblouissement, nous le subissons.

Alors il est parfois plus facile de parler du passé que de formuler des phrases arrêtant l’avenir.

Nous nous en réduisons donc à constater que nous sommes attachés à l’extraordinaire, sans contrainte.

Le goût pour les intensités sonores fortes, les rythmes répétitifs et les envolées non contrôlées de sons synthétiques nous vient d’un engouement général pour ce qui nous emporte loin et nous détache de la réalité.

Mais, qu’est-ce que serait la musique sans le calme?

A mon avis, rien!

——— –
Jehan Saison,
18 02 2010

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