Opal sinfonietta en Hongrie : premier succès à Terekszentmiklos
Après le premier concert donné à l’Espace Maës le 11 août dernier, l’orchestre s’est exprimé dans la ville voisine de Szolnok. Le jumelage entre les deux régions (Pas-de-Calais et Szolnok) est bien parti et le public nombreux est venu applaudir une belle prestation.
La clémence… du temps
La tournée musicale, voulue par les conseils généraux de Szolnok (Hongrie) et du Pas-de-Calais vient de commencer sous les meilleurs auspices. Une belle journée ensoleillée, l’église attiédie par la clémence de la température (plus de 30°), le chœur plein des 61 musiciens, et les bancs dans la nef accueillaient plus de cinq cents spectateurs, d’autres affirment mille. Parmi eux les organisateurs : Jean-Marie Krajewski, pour le Pas-de-Calais, représentant Dominique Dupilet président, avec ses présidents de commission, et Andor Fejer, président du conseil de Szolnok. Madame le maire Dr Erikö Juhasz, le directeur de l’école et conservatoire de musique Balasz….
Après les discours d’usage qui ont exalté les liens qui se sont établis durant quinze ans entre les deux régions, la maire adjointe de Terekezentmiklos a mis l’accent , sur le sens de la fête nationale qui évoque le fondateur de la Hongrie, « Notre roi Etienne ». Cette fête qui mobilise de nombreux invités et de nombreuses manifestations sportives ou culturelles, ou seulement distractives, a lieu ce lundi 20 août. La présence du Pas-de-Calais et de ses envoyés est donc tout à fait symbolique.
Programme apprécié
Puis « la parole » fut laissée à l’orchestre symphonique Opal Sinfonietta. Il s’était entouré des prestations de solistes. D’abord une jeune élève du conservatoire de Szolnok, Anita Balasz, qui a interprété au violoncelle l’Elégie de Gabriel Fauré avec une grande sensibilité. Sa jeunesse et sa fraîcheur étaient des atouts dans son jeu, subtil et aérien. Dans le domaine des solistes, est intervenu Guillaume Barli, venu plusieurs fois à Boulogne, et qui devait ici conquérir son public. Mission accomplie avec trois interprétations : Camille Saint-Saëns, introduction et rondo capricioso. Plus tard et en présence de l’auteur « la fantaisie andine » lança ses accords évocateurs de pampa et de haute montagne. Un message bien perçu par le public, réuni notamment sous l’une des absides de l’église décorée d’une fresque qui exalte l’œcuménisme. Un bis (Isaï) transporta d’aise l’auditoire. Le concert arrivait à sa conclusion avec la « Pavane » de Fauré…
La Pologne avec nous
Les musiciens, les invités furent ensuite conviés à une réception à l’hôtel du département de Szolnok. Après la tension du concert et la concentration exigés, la détente n’en fut que plus douce sous les accords qu’un groupe de musiciens polonais, invité lui aussi, a fait résonner dans la grande salle du banquet.
L’assemblée se sépara assez vite, car l’enjeu du lundi est exigeant ! Un concert à 10 H 00 à l’église de Szolnok. Présence de tout le monde à 8 h 00. Pas de « couche tard » cette fois ! A onze heures du soir, l’extinction des feux fut établie d’un commun accord. Un bel accord… Un de plus !
Lundi 20 août 2007
Le même programme a été donné en l’église romaine : « Romai Katolikus Templom » un bel édifice à l’intérieur baroque, sans surcharges. Une disposition classique, et l’orchestre en entier à son aise dans le chœur. Eglise plus petite que celle de Terenszentmiklos. Avec un public qui a vite été conquis venu apprécier la musique française choisie par Bernard Schneider et les instances du Pas-de-Calais. Même succès que la veille. L’heure fixée, 10 h 00 apparaissait comme une exigence difficile à satisfaire. Pourtant, avec la répétition de 8 h 00 et le concert qui suivit, la prestation fut appréciée. Quant à ceux qui avaient déjà entendu l’orchestre la veille, ils ont affirmé qu’il était encore meilleur ! La relative clémence du temps, le matin, pouvait l’expliquer. Et puis, une écoute du matin est peut être ce qui se fait de mieux dans la perception. Les sens sont encore en éveil, non ?
Réception au Garden hôtel, garni d’une piscine. Au soir, un autre lieu, en ville. Personne n’a su garder la mémoire de son nom… Mais on sait tous où il se trouve. C’est près de la rue transformée en terrain de basket. Fête de Saint Etienne oblige !
La radio
Mercredi nous serons à la radio de Budapest. Mémorisez les longueurs d’onde FM :
92.2 AKTIV
90.4 RADIO 2000
Conseil : essayez Internet, vous aurez plus de chances de recevoir les programmes.
A suivre
Quelques précisions
La fête nationale revêt un faste important et de nombreuses manifestations sont organisées. Des invitations multiples sont lancées aux pays voisins. Pologne, Slovaquie… d’autres viennent s’y prêter à diverses démonstrations, musicales, sportives, folkloriques… Des feux d’artifice émaillent le ciel.
« Depuis 1991 nous célébrons Etienne, le fondateur de notre pays. Il fut notre premier roi fédérateur. »
Après bien des épreuves, la fête nationale est fédératrice. On ressent aussi une communauté d’esprit née de l’appartenance à l’Europe. On aura beaucoup à faire ensemble.
J.-M. Krajedwski, vice-président du conseil général Pas-de-Calais a dit sa fierté de représenter son département avec ses collègues. Mentionné l’orchestre Opal Sinfonietta « comme notre ambassadeur ». « Nous venons dans votre ville, Madame le Maire, dans le cadre d’échanges culturels. »
Par la suite, le vice-président a encore précisé les missions que les deux départements ont lancées depuis quelques années. La présence de deux attachés aux affaires européennes confirmait aussi la volonté de coopérer sur de nombreux dossiers, dont l’un, sur les personnes handicapées. D’une façon générale « Nous avons à partager nos expériences ».
