JEUDI 11 SEPTEMBRE 2008

Le musée

Le citronnier

Il porte des fruits, il pousse dans une courette triste, à l’arrière d’une maison délabrée, éventrée. Que fait cet arbre ici ?

Il perpétue à sa manière la mémoire de Diana Mariani-Teruggi. L’arbre a été planté dès lors que la maison a été sauvée comme témoin de l’époque de la Dictature des années 70.

L’histoire est simple et tragique à la fois. Sur dénonciation et surtout aveux, deux cents hommes (oui deux cents) en armes se ruent sur une maison dont la façade n’excède pas les 8 mètres. Un coup de mortier traverse la fenêtre de la façade et troue un mur de séparation entre une chambre et une salle à manger. A coté de la façade la porte du garage ne résiste pas et la 2CV camionnette est criblée de balles. Les occupants se cachent comme ils peuvent.

Les hommes en armes sont nombreux, se serrent, se bousculent, on dit même que certains moururent sous les balles de leurs collègues ! Il tirent sur tout ce qui bouge, et les quatre occupants meurent. Parmi eux, Diana se réfugie au fond de la courette, se tourne contre le mur et protège sa petite fille de trois mois. Elle sera assassinée, tirée dans le dos, avec son enfant. Maintenant que la démocratie s’est réinstallée, le souvenir dû aux victimes se perpétue et l’arbre fut planté. Il porte des fleurs et fructifie…

Cette maison nous l’avons visitée. Elle abritait une imprimerie dissimulée derrière un mur sensé constituer le mur mitoyen. Pour pénétrer dans cet abri, un astucieux système fait d’une partie du mur coulissait par l’effet d’une vis sans fin animée par un moteur électrique.

Un livre d’or incite à déposer ses émotions. Mais que dire ?

Le Cercle Francès

Lors de la récente visite de mardi (le 9) il avait été convenu que nous reviendrons au Cercle avec un programme musical. Ce qui vient d’avoir lieu. Les auditeurs venus nombreux, mobilisés par l’excellence de l’organisation des membres et de la présidente du Cercle Francès a produit un bel auditoire. Environ 40 personnes. Un bel exemple de réactivité.

Au programme des chansons du répertoire de Marc Schneider, accompagné au piano par Edgardo : «Spirito Gentil (Donizetti) ; O Sole Mio (di Capua) ; Marta (Von Flotow) ; Fedora Airoso (Giordano) ; Après un Rêve (G. Fauré).

Puis le sonate pour alto en deux mouvements, composée par Frédéric Bara. Le public du Cercle Francès a eu le bonheur de participer à une première. Cette composition toute récente n’a été entendue qu’une seule fois auparavant à Liques. Elle a mis en valeur les qualités de Frédéric, et au delà, celles de l’alto qui a des inflexions humaines.

Le Centro cultural Francès

Nous avons revu Liliana Zitti, et Patricia Nardo. Plaisir retrouvé, malgré les deux ans écoulés de se revoir. Et surtout l’évocation des projets pour les deux ans à venir. Sans se presser mais avec régularité nous y arriverons. Concours de composition pour 2009 et pour l’année 2010, nous envisagerons un moment fort pour le bicentenaire de l’indépendance de l’Argentine. Accessoirement lui rendre quelques services, comme la recherche de livres de Hansi, et lui donner de l’information sur le traitement des déchets, et comment convertir la population à cette évidente nécessité.

Le théâtre

Appelé Coliseo Podesta, il est situé Calle 1O, N° 733 entre 46 et 47… Je vous reparlerai du système des numéros de rues plus tard pour informer les amis qui ne sont pas au courant !

Autrefois, Monsieur Podesta fut un mécène et offrit à sa ville un magnifique théâtre à l’italienne. Il y a donc au moins deux lieux destinés à la culture, le théâtre ultra moderne qui s’est substitué à un ancien qui avait brûlé, bloc de béton aux formes anguleuses, et ce Coliseo charmant. Le nouveau théâtre est géré par la province de Buenos Aires, le Coliseo par la ville.

Théâtre à l’italienne, la scène est surmontée du portrait du mécène. Décor rouge pour les sièges, or pour le reste. Grande fresque au plafond.

Ce soir, Mozart, Haydn, Shubert. On sera enchanté par l’Orchestre du Camara Municipal qui a donné son « 3er. Concierto extraordinario » : Vingt deux cordes 2 cors et 2 hautbois. Un basson rejoindra l’orchestre pour la symphonie N°44 de Haydn. En première partie : « Concerto pour violon, N°5, K219 », soliste Pablo Saravi ; En seconde partie, Haydn, puis « Allegretto (extrait du quintette pour cordes, op 163 . Chef invité, Luis Gorelik.

La pizza libre

Restaurant en face, ouvert, nombreuses tables, service rapide, décors type « Qi Gong » au murs. L’originalité de la formule réside dans l’accès libre à toutes les formes de pizza, par parts d’un huitième. Des serveuses proposent sur un plateau un large choix et passent de table en table. On demande ce qu’on veut « ad libitum ». Pour un prix forfaitaire : 14 Pesos. (3,5O Euros). Boissons en sus. Service 10% à prévoir.

Les chiens… perdus sans collier

Ils errent partout. Ils sont sans maître. Calmes, sans agressivité, ils respectent les humains, lesquels lui rendent le respect. Chacun s’évite. Ils s’installent, dorment dans des endroits invraisemblables. A Bs As nous avons vu une niche faite d’un gros carton, offerte à un locataire « chien de berger » qui dormait sur le tapis du seuil ! A la Boca, un couple de chiens noirs cheminait allégrement, primesautier ! Dans le parc qui accueillir le musée (toujours à Bs As), un chien à l’intelligence aiguisée a trouvé le moyen de faire pivoter les poubelles ; Il a compris le mécanisme, fait tourner la poubelle, qui rejette son contenu. Le chien déchire ensuite le sac plastique. Il ne range rien après le repas !

A SUIVRE

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