PREMIERS PAS EN ARGENTINE

Voyage d approche, attentes, et puis soudain nous touchons le sol argentin Auelle aventure, tout commence bien Mardi 2 septembre 2008

Il est cinq heures, Sao Paulo s’éveille
On se rappelle de cet air connu, il suffit de placer Paris au bon endroit ! En effet il est cinq heures et nous atterrissons à Sao Paulo. Toute une nuit dans un avion, onze heures et quelque 9000 km, dont la traversée de l’Atlantique. Bien à l’abri et sous air conditionné, l’écran sur le siège nous indique les renseignements utiles : température extérieure, elle atteindra –60 ! Mais on ‘est pas obligé de sortir. Altitude, jusque 4O.OOO pieds ou 12.192 mètres très exactement (donc le pied à 30,48 cm). Vitesse 878 km/h. Il s’agit de la vitesse sol on s’en doute. Foin de toutes ces considérations techniques, dans l’A330 nous y sommes pas mal. Le service à bord de la Cie TAM se fait en
Espagnol. On a du mal à suivre.

Donc il est cinq heures et les magasins de duty free, la cafétéria ne sont pas encore ouverts. Une vendeuse fait sa caisse dans un magasin de souvenirs, mais fera savoir qu’elle ne sait pas faire le change Euros-Reals. Nous nous dirigeons vers la salle d’attente près de la porte 11 qui se révèlera être la mauvaise porte. Un regret porte sur la décoration. C’est hélas très strict, monacal. A part les téléviseurs et les publicités qui amènent une touche de couleur(s) tout est gris, gris anthracite des dossiers et appuis de siège, gris foncé des structures, gris clair du reste, sol granité tendance jaune sale… On baigne dans le gris.

Nous attendons quatre heures et nous reprenons un A 32O, donc plus petit que l’A330 du premier voyage. Nous allons maintenant mettre tout dans le 320 pour rallier Buenos Aires. Le vrai voyage commence.

Il est midi vingt à Buenos Aires
Notre comité d’accueil est là : Ignacio et Gabriel sont à la sortie de l’aérogare. Avec Frédéric et Guillaume qui nous ont devancés. Retrouvailles, embrassades et accompagnement jusqu’à une camionnette. Chargement des quatorze bagages. Il fallait bien cette capacité pour tout mettre et nous mêmes ! Et remise de documents préparés par Ignacio, Gabriel et Ernestina. Un programme quotidien et un dictionnaire bilingue !

Le programme

Le programme inclut les répétitions, les concerts. Celui avec les élèves et professeurs de l’école de musique, et un autre en attente de confirmation, de la part de la radio locale. !des visites… Tout de suite nous sommes conduits à la demeure de la maman de Gabriel. Réception à table, nos chambres sont prêtes… et nous entendons, après le premier repas en commun, guillaume et Frédéric faire sonner leur violon. Les « trois de la Plata » sont avec eux. Ils travaillent ensemble. Un bonheur de voir cette équipe si bien fonctionner !

Quant aux sept de Boulogne, ils font une sieste. Leur horloge semble être calée sur une fin de journée européenne ! Il est mantenant 19 h 00 locale, et les Sept ont l’impression qu’il est très avant dans la nuit.

Mercredi 3 septembre 2008

Préparer le 6 !
Il est 9 h 00, et les souvenirs de la veille reviennent. Guillaume et Frédéric ont accaparé le coin salon de la demeure qui nous accueille. Guillaume au violon, Frédéric à l’alto. Ils ont rejoué pour nous seuls, en répétition, la symphonie concertante de Mozart. Le violon et l’alto se questionnent, se répondent, s’interpellent, reprennent ensemble… Un moment de grâce absolue. On prépare le concert du samedi 6. Ils seront parfaits !

Le dîner rassemble les neuf de la Côte d’Opale, les familles Rivas, Yoma… Les anciens et les plus jeunes. Belle ambiance, échanges d’impressions, et repas.

Après le petit déjeuner, qui incluait le fameux leche, ce lait caramélisé, départ en promenade jusqu’à un parc de détente à un quart d’heure de marche.

L’architecture

On passe de « quadra » en « quadra » sans se lasser. Il n’y a qu’a se laisser saisir par la contemplation des villas qui s’alignent. C’est vert, des arbres, des eucalyptus, des acacias (les vrais), des haies parfois débordantes, des chiens qui jappent à notre passage. Partout des grilles aux pointes acérées éloignent des tentatives d’intrusion. Et puis les villas elles-mêmes. Dans un vaste choix de styles. Depuis le cube de béton, jusqu’au chalet de montagne. Souvent avec une belle apparence, et qui témoignent d’une aisance certaine, puis d’autres, moins soignées d’extérieur. Encore celles qui promettent beaucoup et qui en sont restées au gros-œuvre. Parfois avec encore les fers à béton. Tout cela témoigne, comme ailleurs, des vicissitudes de la vie et de la fortune puis de l’infortune des propriétaires, ou de leurs illusions parfois perdues. Mais les plus belles se réfèrent soit à des ères révolues, comme ce modern-style, les années 20, ou à des audaces contemporaines.

Le parc

parc réserve des surprises. Il a été créé, semble-t-il par le Dr Allak au moment de sa mandature municipale. Il comporte un bâtiment dédié à l’information citoyenne des enfants. La visite permet de faire comprendre par l’exemple et par des pièces adaptées comment fonctionne une démocratie. La salle la plus intéressante est la reproduction en réduction d’un hémicycle. « Le » lieu où se font les délibérations du gouvernement et des députés. Les enfants de groupes scolaires la fréquentent.

La place

Une place est dédiée à la représentation monumentale de trois religions, catholique, orthodoxe, islamiste… Y a-t »il une religion de l’argent ? le quatrième angle de la place est réservé à une banque ! Au milieu figure une statue équestre du général San Martin. Sur le cheval légèrement cabré, le général montre d’un bras tendu l’Ouest. De fait, la stèle est désaxée par rapport à l’orientation de la place. Le bras désigne l’Ouest vrai !

L’ensemble est voué à l’imagination disneyenne. Tout est représentatif de l’imagerie de leurs studios. Clochetons, tourelles, bulbes… Ne manquent que les personnages !

La ville de la Plata

Nous avons retrouvé tous les points de repère de notre tournée de 2006. El Pasaje qui fut une gare ; la théâtre ; la cathédrale ; la mairie ; l’hôtel La Plata et son enseigne à l’éléphant indien. Pour quelle signification.

Nous sommes à la recherche d’un établissement qui fait le change. Entrons dans la Banco Francès. Refus, nous ne servons que nos clients ! Comment font-ils ? Ailleurs d’autres couacs. Rien à tirer de ces banques ! Puis vient l’heure de la fermeture. Au fil de la rue on nous offre le change. Nous en rions !

Une master class

Nous terminons par une visite à El Pasaje. Au deuxième étage, c’est à dire très haut pas loin du ciel car les plafonds sont très hauts, il y a un auditorium. C’est l’heure de la Master class organisé par Ignacio. Guillaume Barli achève les deux heures de cours qu’il donne. Plusieurs élèves de la classe de violon sont venus s’essayer à jouer. Ils sont très forts, très bien, et pourtant certains détails sont encore à perfectionner. Tenue du poignet, des doigts, position de l’archet… Sa légèreté. Des moments musicaux très forts, chacun s’y donnant pleinement. Les commentaires sont de Guillaume, traduits par Ignacio.
1er concerto pour violon de Mendelsshon
allegro de Fiocco
guillaume a joué la 3ème partita de Bach avec l’utilisation de la légèreté de l’archet
Le matin c’était le tour de Frédéric Bara avec cette fois de jeunes et talentueux altistes

Laisser un commentaire

Retour en haut
OPAL SINFONIETTA