« Un mot de travers : le mot « vieux » ! Pour que l’amour ait mal… « .
L’article de lancement
« Un mot de travers : le mot « vieux » ! Pour que l’amour ait mal… « . On imagine bien que la prose récitée ou lue par Jean Claude Drouot est loin de laisser indifférent. La réflexion sur la femme, l’amour qu’elle donne, celui qu’on lui porte… interpelle. Et quand viennent les accords fulgurants, touchants, émouvants du quatuor Ludwig… Alors là le public atteint la plénitude !
Amours éternels ou passsagers, et le temps qui passe et qui n’efface rien. On se prend à évoquer Ronsard « cueillez les roses… »Je n’ai jamais eu d’immortalité à vous proposer mais j’en ai les haillons… ». Réflexion éternelle. Le texte de Marcel Moreau invite à saisir l’instant parce qu’après viennent les souvenirs. Mais que de belles heures furent vécues. Notre édition de dimanche (8 mars, p.11) a dit l’essence de ce beau texte qui a traversé âges et sentiments. Mais n’encense pas tout ; ainsi nous blesse « la lettre à une excisée » !
Les illustrations musicales du quatuor Ludwig, merveilleusement choisies en symbiose avec le texte ajoutèrent à l’émotion. Evocations ; Brahms pour « Il y a dans ton corps qui s’affaisse… » ; I. Stravinsky : « Elle n’a jamais cessé ma louange à la femme… » : Et encore Shubert, dans l’illustration poignante de « Amour changeant mais cant… ».Chostakovitch, Bach.
Les « Ludwig » aiment à « mettre en interaction des disciplines aussi variées que le théâtre, la danse ou l’astro-physique ». J.-Ph. Audoli, violon, Elenid Owen, Padrig Fauré, alto, Anne Copery, violoncelle furent de parfaits illustrateurs du texte.
Ce dimanche (8 mars 2009) salle des Pipots, ce fut mission bellement accomplie pour la Journée de la Femme.
