REPETITION
A 17 h 00 tout le monde est sur la scène du théâtre de San Nicolas de los Arroyos. On répète pour le concert de ce soir. Rien n’échappe et on refait plusieurs fois les passages délicats. Ce sera parfait ce soir, mais le travail est une condition de la réussite. Et chacun y met toute sa volonté. La lumière de scène est déjà allumée, et c’est ad giorno qu’on joue. Puis c’est la pause, on s’affaire. Arrive Guillaume et on reprend pour le Saint-Saëns. Une pause, il est presque huit heure. Encore une demi-heure pour commencer.
CONCERT
Le théâtre est une reproduction de celui de Buenos Aires, le fameux «Colon» . Moins vaste, il est la réplique en plus petit. Le parterre permet de loger six à sept cents personnes. Hélas, un défaut de communication semble-t’il, n’a pas mobilisé le public comme on l’espérait. Belle salle cependant et très participative et attentive.
La directrice, Mirta Cherebo nous accueille, ainsi que son second Juan Fabre. Nous revoyons Eduardo Montangie, et nous convenons des détails de l’accueil du public. Eduardo lire un texte qu’il a préparé, qui racontera notre vie et nos œuvres. Notre naissance et notre évolution. Puis l’orchestre s’installe.
Le programme annoncera : Obertura del Calife de Bagdad, Boieldieu ; concierto por violocelo, Ed. Lalo, solista Jehan Saison, primer moviamient ; Melodia Francese y sud – americana (chantés par Marie Catherine Honvault, et Marc Schneider) ; Concierto del Adios, Delerue, solista Frédéric Bara.
Après une pause assez courte, l’orchestre enchaîne avec Guillaume Barli qui lancera avec sa maestria habituelle et tellement belle, le concierto per violin y orquestra de Saint-Saëns. Un succès. Il fera bis avec Isayie. Une fin très colorée avec Extracto de la suita por orquestra de Carmen, de Bizet. Le bis avec l’hymne à l’amour orchestrée par Juan Carlos Grupalli clôturera le concert.
LE DINER
La municipalité de San Nicolas a bien fait les choses, et nous invite ensuite à la salle des fêtes, assez distante du centre ville et de nos hôtels respectifs. Repas très goûté, vin si parfait qu’on en a redemandé, eaux à tous les verres, et une ambiance détendue et agréable après la fatigue de la journée.
LE 21 JUILLET
C’est en Belgique la fête nationale. Maxime ne se fait pas prier pour lancer la Brabançonne dans la salle des fêtes, à pleins poumons, à la trompette. Un moment inattendu qui honorait nos hôtes et voisins, si bien unis avec nous. Toute la salle etait debout.
Voilà, il est 3 h 05, la fatigue si elle existe sera récupérée dans le bus. L’étape du jour – le 22 – nous conduira à Cordoba, hôtel, mais pas de concert. Il y aurait 450 km, assez peu. On espère que la route permettra une bonne moyenne. Et que notre arrivée nous ouvrira les portes de la ville avant la nuit.
