DIMANCHE 18 JUILLET 2010, Montevideo

MONTEVIDEO, l’hiver austral nous rattrapperait ? Montevideo, le soir.

Le temps est à la pluie, un vent rageur balaie les rues. Au soir les grands immeubles canalisent l’air, sortes de grands venturis qu’on pourrait imaginer comme devant tester des maquettes. L’homme seul qui traverse chancelle et dévie de sa ligne. Ce compte rendu paraissant plus tard, je vous rassure. La suite du voyage fut printannière.

Météo de Montevideo

Le lundi fut dévolu à la liaison Montevideo – San Nicolas (de los Arroyos). Le temps fut gris de chez gris… les deux bus fendaient l’air violenté et les masses d’eau en flaques comme un croiseur dans une mer démontée. Il faisait frais en arrivant, mais un brin d’optimisme flottait dans l’air. Le climat semblait s’infléchir. On ressentait comme une envie de monter vers un ciel serein. Les étoiles malgré le masque des lumières de la ville, se laissaient deviner. Certains affirmèrent avoir vu la Croix du sud.

C’est alors que le mardi 20 juillet… un chaud soleil victorieux des cieux déchaînés inondait la ville. San Nicolas comme on l’aime, sous un ciel aimable, la ville que j’avais vue en 2008.

Revenons au dimanche 18 Juillet.

Concert à Antel, nous sommes à Montevideo (Vous suivez ?)

Ce soir c’était le concert. Il a été bien apprécié par les Uruguayens, qui ont particulièrement aimé balada para un loco et la Comparsita . L’assistance n’était pas énorme mais unie par une ferveur musicale car extrêmement avide de belle musique.

Tout a commencé par les hymnes nationaux dont celui de l’Uruguay, très enlevé et très rapide. Puis, parce que ce fut voulu par la Révolution française, vint le Chant du Départ de Méhul. S’ensuivit le programme qui appela sur scène d’abord les chants de musique française exprimés par Marie-Catherine Honvault , et les succès de Marc Schneider , très expressifs. Après l’entracte le concerto de l’Adieu de Georges Delerue , avec à l’alto Frédéric Bara , précéda la suite pour orchestre de Carmen , de Georges Bizet . Le bis appelé, l’orchestre joua l’Hymne à l’amour si souvent chanté par Piaf .

L’auditorium

Le lieu est très moderne, c’est l’auditorium de la tour de las comunicaciones de Antel. C’est quasiment un objet très moderne, grands espaces asymétriques, avec du verre et du métal. Des tableaux très colorés sur lesmurs arrêtent le regard. L’auditorium au premier étage apporte à l’ensemble un caractère extrêmement confortable. Mais la scène était un trop petite pour tout le monde. Il restait à installer le drapeau de Boulogne, ce qui fut fait prestement par Hubert . Il l’avait bien mis en évidence, il a rappelé le sens de notre voyage. L’orchestre a donné toute sa puissance et toute sa sensibilité.

Les surprises de l’hôtellerie

Pourtant la journée avait été difficile avec un désagrément inattendu. Une partie de notre groupe avait été dirigée vers un hôtel dans lequel on anticipait un confort égal à celui qu’on avait quitté la veille (hôtel del Rey et hôtel Diamante) ou à celui dont nous avions pris les chambres au soir de l’arrivée à Montevideo. (hôtel Europa). Hélas la nuit fut très mal vécue à l’Arapey. Il y a parfois des manques qui déclasseraient rapidement un hôtel dans nos contrées. Il y a donc des marchands de sommeil, des gougniaffiers, comme partout d’ailleurs.… Ils ne se rendent pas compte qu’ils servent une clientèle qui aspire au confort et à la tranquillité. Ils trahissent et abusent par leurs offres. Pourtant sur le papier il promet la vie de famille. Toutes les chambres disposent d’un cabinet de toilette privé, du téléphone, du chauffage central, d’une musique d’ambiance, de la tv, de Wifi. Surtout d’une ambiance familiale en plein centre de Montevideo . Cet hôtel glorieux à la publicité dorée s’appelle ARAPEY, et s’affiche « Residencial ». A éviter.

LE JOUR SUIVANT

Nous vivons maintenant la journée du 19 juillet 2010. Elle est réservée au transport. Nous serons à San Nicolas de Los Arroyos ce soir. L’hôtel Belgrano nous attend. Eduardo Montangie a certainement bien fait les choses. Et nous pouvons anticiper l’avenir plus radieux. De même pour le temps. Vraiment pas fameux. comme ce texte est publié largement après les événements, nous pouvons attester que la météo fut printannière. Déjà dit !

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MONTEVIDEO

Plages sur l’estuaire, ville moderne, le front de fleuve est altéré par des constructions – auraient pu faire mieux – larges espaces selon un shéma connu : eau, plage, avenue, stationnement, immeubles.

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